
Russie au Mondial: six sélections nationales auraient l’intention de boycotter des matches contre la Russie. C’est un nouvel obstacle sérieux au retour russe, mais ce n’est pas, en soi, une décision qui retire à l’IIHF le pouvoir d’admettre l’équipe. La vraie question n’est donc pas seulement de savoir qui formule la protestation la plus ferme, mais qui répond de la situation lorsqu’une décision formelle d’admission se heurte à un refus de jouer.
Le 3 novembre, Dagens Nyheter a rapporté que six sélections européennes comptaient boycotter des matches contre la Russie. Le même article cite l’ancien juge du Tribunal arbitral du sport Conny Jörneklint, qui a déclaré à TT que l’IIHF ne devrait malgré tout pas écarter la Russie. Ces éléments permettent une conclusion précise, mais limitée : le boycott peut compliquer l’organisation du Mondial avec la Russie, sans démontrer que l’IIHF a modifié sa décision, changé le calendrier ou fixé les conséquences pour les équipes refusant de jouer.
La distinction est décisive. Une fédération internationale peut statuer sur la participation à une compétition ; une sélection ou sa fédération peut refuser un match particulier. Si ces choix s’opposent, les questions pratiques portent sur les points, les tirages, la discipline et les conditions imposées aux autres participants. Les sources fournies n’établissent pas comment l’IIHF traiterait un refus d’affronter la Russie.
SVT rapporte que la Russie peut de nouveau participer aux championnats internationaux de hockey sur glace après une décision du TAS. Par ailleurs, SVT a indiqué, en citant Aftonbladet, que la SHL avait envoyé aux clubs des consignes internes invitant les joueurs à éviter autant que possible les réponses aux médias sur la Russie et à renvoyer vers la SHL ou la fédération suédoise. Selon SVT, le directeur sportif de la SHL, Johan Hemlin, a déclaré que les représentants des clubs pouvaient avoir et exprimer leurs propres opinions. Cette information concerne la communication de la ligue, non une règle de l’IIHF ni la preuve que des joueurs ont été réduits au silence.
L’argument le plus solide contre le boycott est que des positions nationales ne peuvent remplacer une procédure sportive formelle. Mais cela ne dispense pas l’IIHF d’expliquer comment sa décision peut fonctionner si plusieurs participants disent qu’ils ne joueront pas. Le prochain élément à suivre est une position précise de l’IIHF sur le format, les affiches et les conséquences d’un éventuel refus.
Sources
- Dagens Nyheter · Date de la source: 2026-11-03
- SVT Nyheter · Date de la source: 2026-11-03
Contenu éditorial indépendant. WUA n’est affilié à aucun parti politique. 2026-11-03
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